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Une période pleine et intense

Nous approchons de la fin du voyage. Impossible de nier l’évidence. C’est à la fois troublant, excitant et un peu angoissant… Avec encore mille choses à faire, mille questions qui tourbillonnent, un bonheur mêlée de curiosité, d’appréhension. Des instants toujours magiques. Je radote peut-être, mais j’ai toujours du mal à y croire, notre rêve va se réaliser alors ? Nous n’y sommes pas encore certes, mais pas très loin, si proches…

Une dernière écho

Il y a eu l’écho jeudi dernier, la dernière écho officielle, celle du 3e trimestre. Cette fois, mon émotion tenait surtout au fait que c’était la dernière rencontre sur cet écran noir. Mais tenait aussi au sourire de mon homme, à son bonheur si parfaitement visible. Oui, je crois que c’est son visage, plus que les images de notre petit trésor, que je retiens de ce dernier moment magique. Je n’étais pas anxieuse comme par le passé, il bouge si bien que j’ai même su dire où se trouvaient ses pieds et je ne me suis pas trompée. Ils sont bien à ma droite et sa tête déjà en bas, il est prêt pour la sortie ! Mais le petit coquin nous a surtout montré son dos. Difficiles de le mesurer dans ces conditions. Mais sur la fin, allez, on a pu voir ub instant son profil avec une petite image 3D en prime, pour l’émerveillement !

Petit trésor est un beau bébé de 1800 g  (contre 640 g le 28 février), dans les normes, mais avec de longues jambes (c’est bien paraît-il pour l’accouchement, plus facile : j’ai pas demandé pourquoi, j’aurais dû). Sinon, comme le corps calleux – partie du cerveau qui relie le cerveau droit au gauche – n’était pas visible, j’ai eu droit en plus à une petite écho endo. Je ne regrette pas car elle a pu aussi vérifier le col, qui est très bien.

Au final, une écho plus rapide que la dernière fois, un rien plus frustrante, car à part un fémur, on ne reconnaît rien, mais rassurante. Je n’en demande pas plus. Et MPM était si heureux que moi, je bois ce bonheur-là sans compter.

Des préparatifs qui s’accélèrent

MPM est le roi de la procrastination. Son leitmotiv ?  « On a le temps ». Voilà des mois que j’entends ça. Et que ça me hérisse le poil ! Sauf que maintenant, non, on n’a plus le temps, mais lui, il pense encore que si.  Et d’ajouter : « on a encore deux mois » !!! Ben voyons. Mais pas forcément ! On a peut-être un mois, peut-être moins, on n’en sait rien, et moi, il faut que je sois prête pour ma tranquillité d’esprit.

Une chambre en devenir

Bon, il finit quand même par comprendre : la chambre a avancé même s’il continue d’y trier son bazar (et moi de bouillir intérieurement en essayant de rester calme, il est si looooong), la commode a néanmoins été montée et là, chapeau, car c’était galère,  j’ai pu  y ranger les vêtements et voir ce que j’ai, ce qu’il manque. En fait, on n’a pas grand chose, mais au moins le nécessaire pour la naissance. Je vais pouvoir ensuite laver, repasser, préparer les valises maternité. Et puis, ce beau berceau du précédent post, nous l’avons enfin commandé !

Des équipements casse-tête

Reste le cas poussette et siège auto : grosses discussions, réflexions sur la question et aussi grosse prise de tête… On va retourner voir tout ça en magasin. D’autant que je sèche aussi sur les baignoires… Imaginez un peu les préoccupations d’une femme enceinte, c’est-y pas beau ? Je vous souhaite tant ce genre de questions…

Une nouvelle voiture

La voiture, là aussi on avance, on va troquer notre petite Citroën C3 contre une C3 Picasso avec un coffre plus grand, plus haute, plus adaptée quoi. Commande cette semaine normalement.

Un bonheur intact

Pour une grossesse de rêve. Ce n’est pas terminé, certes, mais jusqu’à maintenant, je n’aurais pu rêver mieux. J’étais loin de m’imaginer si comblée, si pleinement pleine de cette vie qui grandit en moi. Et surtout sans soucis. Mon existence prend enfin le sens que j’ai toujours voulu lui donner. Et mon petit trésor est la plus belle chose qui me soit arrivée. Maintenant, il grandit tant, il est tellement présent, il bouge de plus en plus, de plus en plus fort, et ces mouvements sur mon ventre, cette petite bosse ici, son pied si mignon, celle-ci plus grosse tout à coup du côté du nombril, ces vagues impressionnantes m’ébahissent sans que je puisse m’en lasser. Je sais que j’aurai la nostalgie de ces moments-là, mais je suis sûre aussi que sa présence au creux de nos bras saura combler ce léger manque. On peut vivre heureux sans enfant, j’en suis sûre. Mais je suis sûre aussi qu’il n’y a rien de plus beau que de donner la vie. Pour moi, ça relève du divin, du miracle et quand on y arrive après un parcours pma, c’est plus merveilleux encore. ça n’a pas de prix. Vous imaginez bien qu’il m’arrive encore d’imaginer le pire (« tant qu’il ne sera pas là »), et d’imaginer aussi les drames qui peuvent survenir après la naissance, et je prie, je prie pour que notre enfant arrive sauf et sain et grandisse en bonne santé…

Je ne sais pas si je fais bien d’écrire tout ça, je l’écris comme ça vient, sans trop penser à qui me lira.

Parce que j’ai un grand bonheur en moi et que j’aimerais le propager,

parce que je souris au monde comme je ne l’avais plus fait depuis des années, parce que mon bonheur passe par celui des autres et que j’aimerais l’insuffler, parce que je suis dans une bulle merveilleuse, et qu’elle ne durera peut-être pas, parce que j’ai une chance immense que je peux partager avec des amies enceintes, parce que je crois fort pour celles qui espèrent ou parfois se désespèrent.

A Lutine, Alex, Mary, Lolo et Lily et à ma chère amie de la première heure, Fabi                

 

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ça avance…

Image 3

Dans un peu plus de deux mois, il sera là. Peut-être avant…

Tout doucement, dans la félicité, nous approchons du terme. Mes préoccupations sont nouvelles : l’accouchement, l’installation, et mon corps est bien devenu celui d’une femme enceinte : on se lève pour me laisser la place, on me laisse passer aux caisses (visiblement j’ai de la chance car ça ne semble pas si fréquent), on m’interroge : « c’est pour quand ? », « vous savez ce que c’est ? » … Je suis à l’aise avec ces situations, j’y trouve de la bienveillance, pas de sentiment d’intrusion (étonnant pour moi qui suis si pudique) mais je me sens bien dans ma peau et il paraît même que ça se lit sur mon visage.

Pourtant, quand je regarde autour de moi dans la rue, les poussettes, les bébés, les enfants, les mamans, les papas, je ne me sens pas de ce monde-là. J’ai vraiment du mal à me dire que j’en ferai partie un jour. Ce monde-là ne m’attire pas, me rebute même. Comment expliquer la chose, c’est assez flou. J’ai l’impression que ce monde-là est trop imposant, trop envahissant. Qu’il n’y en a que pour lui. C’est peut-être les bobos de mon quartier qui me font cet effet…

Pour le moment, je suis encore dans ma bulle, dans mon ventre, avec mon petit trésor au chaud et j’ai envie de me retrouver sur une île déserte avec lui, mon homme et mon chat. J’imagine que les choses se feront d’elles-mêmes et que je rentrerai dans le moule, mais pour l’instant, je me sens bien plus à l’aise dans un dîner de pmettes à parler pma (clin d’œil aux concernées 😉 ).

Mais qu’on ne se méprenne pas, je suis toujours sur la planète extase, à kiffer grave mon état. J’ADORE ETRE ENCEINTE, j’adore le sentir, le voir bouger et hier, je suis sûre que c’est un petit pied que j’ai chatouillé ! Bon, je vous passe les détails de dinde gaga (sinon Plume va me détester 😉 ).

A part ça, nous voilà aussi lancés (enfin) dans les préparatifs, on passe au concret : nous avons fait les démarches pour l’inscription en crèche, nous continuons les séances avec la sage-femme, et surtout, à mon grand soulagement, la chambre a vraiment avancé grâce à un couple d’amis qui nous ont aidés à tout déblayer. C’est devenu quasi habitable et c’est peu dire que l’on revient de loin… J’ai aussi découvert le berceau de mes rêves et en ferai les frais car c’est lui que je veux et pas un autre (photo du haut).

Enfin, j’ai ouvert un fichier Excel nickel avec des listes, par poste, des premiers achats : valise maternité bébé, valise maternité maman, pour dormir, pour l’allaitement, l’habillement, sortir, soins, éveil, etc. Un bon gros tableau où je vais pouvoir cocher au fur et à mesure. Et il en faut des choses ! (faut des sous ou plein de copines jeunes mamans).

Aujourd’hui, j’ai commencé le kit maternité bébé chez DPAM, séduite par les couleurs douces et les prix raisonnables, petites brassières, bodies… Samedi, ce sera la virée ikea tant attendue, où l’on achètera peu finalement car on va utiliser les meubles déjà à la maison (on peut donc investir dans le berceau, hé hé).

Début mai, après la dernière écho, gros achats sur le net : poussette et berceau +  grand nettoyage et voilà !

Je commence à apprécier tout ça, même si paradoxalement,

je le garderai bien encore pour moi longtemps mon amour de bèbè.

 

Accouchez comme vous voulez !

Voilà qui résume un rendez-vous éclair…

Hier, je suis allée voir ma neurochirurgienne, à la demande de gyné qui voulait son avis sur l’accouchement : savoir si je pouvais pousser ou pas, rapport à mon opération de 2011.

Une heure de transport + une heure d’attente plus tard, nous entrons dans son cabinet :

« alors, vous avez fait l’irm ? (on voit qu’elle ne prépare pas ses dossiers…)

– heu, non, c’est prévu en juillet

– vous venez pour quoi alors ?

Et de lui expliquer…

« Et vous êtes venue pour ça ? Il pouvait pas appeler votre gyné ? Il s’appelle comment ? Il est où ?  »

Je suis tétanisée, je ne m’attendais pas à un tel accueil, elle a l’air de prendre gyné pour un débile de première :

 » bien sûr que vous pouvez accoucher naturellement, vous accouchez comme vous voulez !

mais pourquoi il m’a demandé alors de venir vous voir ?

« ça fait toujours peur le cerveau !  » mais par contre je veux vous revoir en juillet avec l’irm, je continue de vous suivre !

Allez, je vais vous faire un certificat pour le rassurer votre gyné »… et de dicter son message…

Montre en main, nous avons dû rester 5 mn. Et dans la confusion de cet étrange rendez-vous, j’en ai oublié de demander s’il y avait contre-indication pour la péridurale… Mais on sait maintenant qu’on pourra téléphoner si besoin…

Honnêtement, je pensais que l’entretien serait court, mais je ne pensais pas à ce point ni sur ce ton… Le sentiment d’avoir perdu beaucoup de temps (ajoutons l’heure de retour n’est-ce pas), de la fatigue pour rien et un accueil surprenant…

Mais bon voilà, c’est fait, ma tête va pas exploser pendant l’accouchement (enfin j’espère hein !)