Donner la vie et la reprendre à chaque repas…

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Voilà bien longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles.
Et je me dis à quoi bon en donner ? Je ne sais plus que raconter ici.

Dire que mon fils de 4 mois et demi – bientôt cinq – se porte bien, commence à faire ses dents, à rire, à manger de la compote, à vouloir tout attraper, nous inonde de sourires, fait mon plus grand bonheur et m’épuise aussi.
Dire que je vis un étrange rapport avec mon corps, que mon gros ventre de femme enceinte me manque.
Dire tout ça dans le détail, je n’y arrive plus. Parce que je trouve que ça n’a de réel intérêt que pour moi. Idiot peut-être. Autre état d’esprit. Je ne sais pas.

Néanmoins, si je viens faire un tour ici, c’est pour une raison particulière.
Quelque chose qui me travaille depuis mon accouchement et dont je n’ai parlé à personne parce que je me sens mal à l’aise avec ce sentiment nouveau.
Il s’agit de nourriture.
Je n’ai jamais été très portée sur la viande, mais j’aime quand même le jambon cru, le poisson, etc. Mais bizarrement, depuis que j’ai accouché, depuis que j’ai donné la vie, je me sens mal de manger viande, poisson, etc. Avant, je n’étais pas une carnivore féroce non plus, disant souvent à mon mari, « pas besoin de manger de la viande tous les jours » imposant quelques plats tous légumes ou avec tofu.
Mais maintenant, ça passe de moins en moins. Pourquoi ? Parce que je pense à l’animal qui est mort pour aterrir dans mon assiette. J’ai voulu donner la vie et je la prends à des tas d’être vivants pour me nourrir. Et ça, ça me devient vraiment difficile.
Pourtant, j’ai comme beaucoup de gens, un petit a priori sur les végétariens – ou végétaliens – me disant qu’ils sont un peu space et puis me demandant si on peut vraiment avoir une alimentation équilibrée sans viandes ni poisssons, mais peu à peu je pense que oui.

Et puis, il y a quelques semaines, je suis tombée sur le livre de Mathieu Ricard : Plaidoyer pour les animaux. Que je lis actuellement.
Et plus je le lis, et plus je me dis qu’il devrait être obligatoire de le lire pour prendre conscience des désastres que nous causons, à des tas de niveaux, à cause de notre alimentation.

Alors, voilà, je suis en marche pour changer mes habitudes, progressivement, en respectant mes besoins, mes idées, mes sentiments. Mais ce n’est pas simple et je me demande aussi quelle nourriture proposer à mon fils, d’autant que son père, n’adhérera jamais, c’est sûr,

Je suis curieuse d’échanges sur la question.