Vers un nouvel envol ?

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Il y a quelques jours j’ai écrit un article que je n’ai pas publié. J’en ai écrit d’autres dans ma tête. Si l’article écrit il y a quelques jours était très léger, futile et ne parlait pas de maternité, celui d’aujourd’hui ne peut l’être. Car dans ma tête, ce n’est pas l’instant présent qui tourne et vire en boucle, mais l’avenir.

Avenir incertain. Parce que nous avons des épreuves professionnelles à traverser, parce que nous allons vers une nouvelle vie qu’il va falloir inventer, aussi falloir subsister. En cette période de crise, j’ai un peu peur. Aussi, parce que je doute de moi, de mes capacités, je ne me sens pas si armée pour lutter contre la concurrence d’une jeunesse qui en veut, qui a fait des études, qui multiplie les compétences.

Mais je relativise (ou essaie) : nous avons la santé, nous sommes un couple uni, une famille heureuse, nous avons un toit, nous avons notre tête, de la volonté, un petit qui est notre moteur, alors nous devrions y arriver. L’inconnu fait toujours un peu peur, surtout quand on est habituée à un train train facile depuis des années. Je me dis que ce virage qui approche nous apportera (je l’espère) de nouvelles rencontres, nous obligera à nous dépasser, nous enrichira personnellement si ce n’est pécunièrement (ça se dit ça ?).

L’avenir s’écrit aujourd’hui, et je suis sûre qu’il sera radieux si je lui fais confiance, si je nous fais confiance, si je mets du cœur à l’ouvrage et de l’optimisme dans mes actes et mes pensées au lieu de me désoler comme je l’ai tant fait par le passé (bon, j’avais une clémentine dans la tête aussi!).

Il faut que je me booste un peu dans ce sens, pour être celle que j’aime être maintenant plus que celle que j’étais et qui parfois revient me faire un petit coucou…

En écrivant ici ces quelques mots, c’est à moi que j’écris, je me donne du courage pour l’avenir. Pour rester sereine sans nier les problèmes, pour les affronter sans les occulter, pour montrer l’exemple à mon fils, même s’il est encore tout petit…

Haut les coeurs vers un nouvel envol !

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Il y a bien longtemps

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Oui, il y a bien longtemps, il me semble, que je ne suis pas venue par ici (j’ai l’impression de commencer tous mes articles par cette phrase) et il y a bien longtemps que je ne suis pas non plus aller voir ailleurs…

Il faut dire que je ne vois pas le temps passer et que le soir, je ne suis pas bien longue à me coucher… C’est que mon petit trésor d’un peu plus de 7 mois, n’est pas un gros dormeur. Et même s’il « fait ses nuits » comme on dit, on ne peut pas dire que ce soit une règle fixe et définitive : voyez un peu, la nuit dernière, j’ai eu la chance d’avoir un 19h/6h alors que la nuit précédente, on a bataillé de minuit à 3 heures du matin… Et quand bien même il dort une nuit entière, il se réveille forcément tôt, là, 6h, c’était grasse mat’ pour moi !

Mais qu’importe, je ne sais même pas pourquoi je parle de ça ! La vie de maman, c’est que du bonheur. Ce petit bonhomme est un amour. Quand je suis avec lui, je suis la plus heureuse du monde, quand il n’est pas là, il me manque et parfois j’en ai gros sur la patate, mais je pense à lui et me raccroche à tous ses sourires, à ses regards, ses babillages…Tout en lui me fait fondre. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir plus grand bonheur sur terre (pardon pour celles qui souffrent encore et encore). Hier il était tout fou de joie quand on s’est retrouvés après la crèche, il poussait des petits cris, battait des ailes (des bras), il avait un sourire grand comme ça et moi, j’étais comme lui, je le couvrais de baisers. Si heureuse.

Alors oui, tout n’est pas toujours rose fixe, stable, oui, on voit pas mal la pédiatre, comme tous parents, et on découvre les maladies infantiles, mais on a aussi de la chance, car il n’a rien eu de (trop) douloureux, la gastro ne l’a pas empêché de jouer, de rire, de dormir (sauf manger), la rhino l’encombre mais il ne rouspète pas, la conjonctivite a dû lui faire mal mais il a passé quand même de bonnes nuits, sa première dent est arrivée discrètement, c’est la pédiatre qui nous l’a annoncée…

ET puis il joue, il est curieux, il est tout le temps en mouvement, à l’écoute, il rigole d’un rien, il veut tout attraper, il a bon appétit, il se tient de mieux en mieux assis, il commence à boire au verre, essaie de se déplacer à quatre pattes mais ne fait que se secouer sans arriver à avancer, à plat ventre, il fait encore du reculons et ça le fait parfois râler !

Je le regarde, remplie d’amour, je m’émerveille de tout, je suis sur un nuage, en écrivant ces mots, j’ai un peu les yeux embués, car les images défilent dans ma tête et toutes sont splendides.

Désolée si ces mots donnent dans la guimauve, mais j’ai commencé cet article en me disant, « tiens je vais parler du couple, du père, des parents que nous sommes devenus » et puis, c’est de mon fils que je parle…

Bon, mais nous alors ? Non, je nous ai pas oubliés. Parfois un peu peut-être, c’est vrai. Car je suis une maman, à fond. C’est sûr. Trop peut-être. Mon homme voit en moi une autre femme, une mère en fait, attentive, dévouée à son enfant. Il en est content, étonné peut-être, j’espère pas jaloux, comment savoir. Il dit souvent à son fils  » tu as de la chance d’avoir une maman comme ça ». C’est moi bien sûr qui reçois ce message. Je l’en remercie. Mais ne demande-t-il pas : où est ma femme ? Et comment se sent-il en père ? Pas facile de savoir, il ne sait pas trop dire. Parfois, j’ai l’impression qu’il ne se laisse pas aller avec son bébé, qu’il ne se fait pas confiance, qu’il se met des barrières : « je ne sais pas faire », tu sais faire toi », répète-t-il souvent pour s’excuser… Pourtant, quand je le laisse seul avec bébé pour aller au yoga, il gère. Et ce matin, il a encore dit « je ne sais pas faire », mais il a pris l’initiative d’enfiler la combi-pilote, j’ai souri, car c’est pas le plus simple, petit trésor détestant la manip ! Je pense qu’il y a des hommes qui sont très à l’aise avec la paternité, mais pour mpm, je crois que c’est un apprentissage dans la durée, long et progressif, d’autant qu’il est d’une autre génération. J’essaie de l’encourager, de ne pas critiquer, de lui donner des tête à tête avec son fils (car il ne les demande pas) parce que ça me semble tellement nécessaire…

Les parents se forment, se construisent, c’st notre bébé qui nous éduque. Le couple, lui, doit trouver de nouveaux repères, ne pas se perdre. En prendre conscience est déjà une étape.