Neuf mois

11011988_10153159940303680_4140404817729973632_n

Voilà Mon petit trésor. Tu auras passé autant de temps au dedans qu’au dehors…

Et pour moi, 18 mois magnifiques, intenses, merveilleux. Tu as rendu la vie si belle.

Je te dis chaque jour combien je t’aime, même si tu le sais bien, sans que je le dise.

Un amour inconditionnel. Puissant. Qui peut se passer de mots, mais les mots sont beaux aussi.

Je n’aurais pu imaginer la force de cet amour qui nous unit. Qui me rend forte et fragile à la fois.

Il y a neuf mois, nous nous rendions à la maternité, l’heure du déclenchement avait sonné. Une journée inattendue, longue sur le moment. Mais avec le recul, je vois bien qu’on s’en est bien sortis tous les deux ! Et ton père a été un chef. Patient, proche, un amour.

Et puis, il y a eu ce moment magique, quand je t’ai vu pour la 1re fois, il y a eu toutes les larmes de mon corps pour exprimer mon émotion, ma joie. Il y a eu ces quelques mots « que tu es beau ». En rangeant mes mails, je suis tombée sur cette photo de toi à une semaine. Un nourrisson. Comme ces premiers moments me semblent déjà loin. Sans les photos aurais-je encore en tête ce petit visage qui s’éveille.

Mon trésor, mon amour, demain, à 00h06, tu auras neuf mois.

Il y a neuf mois, je suis devenue maman pour la première fois.

Je voulais te dire que j’ai aimé chaque minute, chaque seconde passées ensemble.

Neuf mois.

Je sens là, un cap, mon bébé. Tu grandis. Tu gagnes en autonomie.

Tu es de plus en plus habile, tu rampes à une vitesse folle,

Tout t’attire, tu veux tout attraper,

Tu te dresses sur tes jambes, tu veux aller plus loin, plus haut, plus, plus !

Tu as un monde à embrasser

Tu découvres que tu peux jeter, lancer, c’est rigolo,

Tu sais me faire comprendre, livre ouvert, qu’il faut que je te lise l’histoire (awa)

On voit à ton visage, ton regard, comme tu écoutes attentivement,

Tu pleures quand je m’éloigne de toi,

Tu apprécies de plus en plus les échanges avec ton père (et lui aussi, enfin),

Je commence à entrevoir tous les dangers qu’il va falloir baliser

Je commence à comprendre que mon rôle est de t’apprendre l’autonomie, la séparation

apprendre à nous séparer tout en t’assurant de notre amour inconditionnel.

Et c’est un apprentissage aussi pour moi…

Je pense en écrivant ces mots que j’ai une chance folle, j’en suis bien consciente, je pense bien sûr à celles qui attendent et espèrent, et j’ai envie de dire : ne lâchez rien, un enfant vaut bien tous ces combats. Je pense aussi que dès lors que la vie est donnée, elle peut être reprise. Elle est fragile. Un accident, un fou que l’on croise sur sa route, une maladie soudaine, et tout bascule. Alors bien sûr, on ne vit pas en pensant à ça, on serait bien bêtes, mais c’est bon de l’avoir dans un petit coin de sa tête, juste pour relativiser les petits maux du quotidien, savourer le jour qui est là, la chance que l’on a.

Je suis très émue aujourd’hui, je ne sais pas si c’est cette petite date « anniversaire », mais je suis à fleur de peau. Je t’ai laissé à la crèche mon bébé, heureux de retrouver ton univers, les jouets nombreux, les copains (hier vous avez fait une petite bande et avez bien rigolé il paraît), même si tu as eu un instant d’hésitation quand tu m’as vu m’éloigner.

Je garde ton visage, nos échanges dans ma tête, dans mon cœur. Tu m’accompagnes à tout instant, tu me donnes des ailes. Je t’aime.

Poster un commentaire

Envie de laisser un message ? C'est ici

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :