L’enfant rêvé, l’enfant réel

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Parce qu’il m’arrive d’être déroutée face à mon enfant, on m’a gentiment rappelé qu’un enfant, ce n’est pas du tout rose tous les jours et qu’il n’est pas forcément celui qu’on a imaginé, qu’il y a un monde entre l’enfant rêvé (et ô combien) et l’enfant réel.

Ce qui m’a fait réfléchir. Et revenir un peu en arrière.

Car c’est vrai qu’avant, il n’y a pas si longtemps, je ne pensais pas rhino et autres maladies, je ne pensais pas à l’enfant qui pleure, qui a mal, qui ronchonne, qui crie, qui se débat, qui s’affirme. Et encore je n’en suis pas à cet âge où  » il faut prendre des forces, hein, parce que quand ils se mettent à marcher… » Oui, ils veulent tout toucher, ils tombent, il se mettent aussi à s’affirmer, bref ils grandissent et c’est pas simple (mais pourquoi personne ne parle de tout le bonheur que l’on a aussi à découvrir leurs progrès : premiers pas, mots, etc. ?)

Avant, donc, je pensais – je rêvais plutôt – aux sourires craquants, aux petits pieds que l’on caresse, aux joues rebondies, au regard clair, aux câlins, aux odeurs… à tout ce qui nous fait fondre de bonheur.

Je rêvais de ça et honnêtement, maintenant je le vis aussi et c’est incomparable. Cet enfant rêvé existe donc, mais en mille fois mieux. Mais il y a aussi cet enfant réel, c’est vrai.

Et j’avoue, j’étais pas mal perdue au début, quand il a commencé à être malade, avec sa première fièvre vers trois mois, ces soins qu’il faut donner. Mais aussi avec les contraintes au quotidien, les obligations, les inquiétudes, la fatigue, les doutes… Maintenant, tout va beaucoup mieux, je suis habituée à cette « liberté » perdue, je me régale de m’occuper de mon enfant et je sais qu’il y aura des jours sans, des jours heureux et des heures d’angoisse. L’enfant réel prend toute sa place.

Je commence aussi à assimiler que mon bébé n’est pas moi mais une personne à part entière avec ses besoins, ses peurs naissantes, mais aussi sa joie de vivre, sa curiosité insatiable et son caractère qui se dessine. Je pourrais rêver d’un enfant tendre et poète, mais il sera peut-être frondeur, ou les deux, selon les heures. Il faut accepter ce qu’il est, ce qu’il devient. Il est une personne. Qui voudra peut-être faire de la boxe alors que je déteste ça, qui n’aimera pas forcément tout ce que je lui ferai découvrir. Et qu’elle que soit cette personne et le caractère qu’il a/aura, il sera toujours mon enfant et mon amour sera toujours aussi grand et inconditionnel. Alors tout va bien !

Pour l’heure, tout comme lui, je fais l’apprentissage de la séparation, nous ne sommes pas un. Je le sais fondamentalement, contrairement à lui, mais le sentiment était autre. Il y avait – il y a encore un peu –  un truc viscéral en moi qui me relie à lui.

J’apprends donc chaque jour notre autonomie. Mon rôle est de le guider, de le rassurer, de l’accompagner sans le laisser tomber ni l’étouffer. Être là, juste ce qu’il faut, comme il faut. Vaste mission. Je sais au fond de moi, qu’il y a encore un petit travail à faire pour me « détacher ». Un travail essentiel pour lui, pour moi. Mais en même temps, je me dis que c’est normal d’être aussi encore unis. Il n’a que 10 mois et nous avons beaucoup à partager, ce sont des moments uniques. En grandissant, ses besoins seront autres. Mais là, nous sommes encore dans la douceur des échanges.

D’ailleurs, c’est drôle que j’évoque tout ça, car en ce moment, à la crèche, il s’accroche à moi comme à une bouée. Vers 8 mois, il pleurait un peu quand je partais et puis très vite, c’est passé. Depuis 10 jours, il recommence, sauf que maintenant il sait s’agripper à moi, et c’est un peu terrible car j’ai très envie de le serrer dans mes bras. Je lui fais un énorme baiser, je le mets dans les bras de la puer, on se dit au-revoir, moi avec des grands sourires, je lui dis que je le retrouve ce soir, je lui souhaite une bonne journée, l’invite à faire une bonne sieste et évoque nos retrouvailles dans quelques heures.

Même si je prends de plus en plus confiance en moi, il s’en faut peu pour que je retombe dans le doute, l’incertitude, le sentiment de n’être pas suffisamment à la hauteur.

La semaine dernière par exemple, il a fait un début de bronchiolite, si léger que la pédiatre a failli ne pas le percevoir. Elle  a même hésité sur le traitement. Finalement, après trois jours de corticoides, je devais passer à la ventoline si nécessaire. D’abord, j’ai vraiment flippé aux mots « bronchiolite », « ventoline »… (alors qu’il a presque rien… hum). Puis j’ai douté de moi : comment savoir/décider si je devais passer ou non à la ventoline alors que la pédiatre avec son  stétoscope avait elle-même du mal à entendre quelque chose… Conseil pris auprès de ma cousine, la toux étant quasi passé, j’ai pris le parti de ne pas passer à la ventoline et d’aller voir aussi l’ostéo (histoires de régurgitations en plus, qui sont liés à ce problème, bref.)

Tout ça pour dire qu’au moindre petit hic, je retombe facilement dans le doute et l’angoisse. Heureusement, j’arrive à trouver de l’aide, des ressources pour ne pas être une maman complètement stressée, et heureusement aussi, j’ai un bébé peu malade, pas pleureur, facile et joyeux à vivre.

Alors oui il y a un monde entre l’enfant rêvé et l’enfant réel, mais quand même, qu’est-ce que c’est meilleur le réel.

Je pense bien sûr en écrivant ces mots à celles qui n’ont d’autre choix que de rêver pour le moment et espère tant…

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« Laissez-le donc pleurer »…

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Ce week-end, nous l’avons passé dans notre maison de campagne qui est encore un peu celle de belle-maman qui chaque année y prend ses quartiers d’été. Belle-maman, je l’aime bien, mais elle est loin d’être une mère poule, une maman gâteau, une grand-mère gaga. Elle est aussi d’une vieille génération qui veut que les enfants se taisent à table, voire mangent avant les adultes, restent sages et obéissent au doigt et à l’œil. Du bon dans cette éducation qui enseignait « les bonnes manières », mais quand même d’un autre temps. Depuis, il y a eu Dolto, Montessori et aussi beaucoup de choses, bien et foireuses. Mais là n’est pas mon propos.

Ces 4 jours avec BM m’ont usée. M’ont fait douter de moi-même, m’on fait craindre que mon enfant devienne une terreur parce que je ne saurai pas l’élever…

Comprenez, pendant 4 jours j’ai entendu :

« Ah mais il faut être ferme vous savez« 

« S’il est infernal ce sera de votre faute » (pas celle de mon mari bien sûr)

« Faut les éduquer ces bêtes-là » (grumpf, je vais mordre)

« Faut pas vous laisser faire » (là n’est pas la question)

et puis aussi :

« Vous le couvez trop« (nan, je l’aime et lui témoigne mon amour et mon affection : vous savez pas ce que c’est)

« Vous pouvez me le laisser, je peux le garder (mouaif, bof, pas envie…),

« Lâchez-le un peu, vous avez peur de quoi ? » (de rien, enfin si, si je vous disais…)

Je le laisse finalement 10 mn pour aller faire une course, et je retrouve mon fils dans son parc, intact, mais devant la télé : ah bah oui, c’est facile comme ça… bon, allez, je fais pas ma mauvaise tête, je préfère ça à pire.

« Faut pas lui transmettre votre anxiété hein » (ah oui, vous savez pas : on a des soucis, mais ça, ça vous dépasse, vous ne vous inquiétez pas, vous)

« Il est toujours dans vos bras, c’est pas bon, il s’habitue »  (ah oui ? et si j’ai envie qu’il soit dans mes bras : je le vois deux heures en semaine ! Et je le pose où ? toute la journée dans son parc ou la chaise haute ? Il pleut comme vache qui pisse et son père le garde 2 mn dans les bras guère plus, je fais comment ?)

la meilleure :

« Laissez-le donc pleurer »

Ben non. Pas question. Et s’il pleure comme ça, c’est pas dans son habitude. C’est parce qu’il est pas rassuré, surtout quand on l’agresse parce qu’il s’exprime un peu trop fort, qu’il est pas chez lui et qu’il y a tout plein de têtes nouvelles. C’est un tout petit de 10 mois. Bon, j’en oublie, du même acabit. Mais j’étais folle. Mon mari, me dit de laisser pisser, de pas faire attention. Qu’elle est d’un autre temps. J’essaie, mais ça me touche, parce que je suis sensible et qu’elle l’est pas. Parce qu’on a rien à voir en matière de maternité. Et puis, malgré tout, elle me distille un doute, à une période où mon bébé change, à une période où je commence les « non ». A une période où il est très actif/excité/voire nerveux.

Alors moi je me demande :

est-ce accentué là en ce moment, par le we de 4 jours qui a fait un gros changement ?

est-ce parce qu’il découvre toute sa mobilité et ses capacités nouvelles ?

est-ce que nos soucis l’atteignent ? Puisqu’on dit que les enfants sont des éponges ?

est-ce tout bêtement normal pour un enfant de cet âge ?

A côté de ça, il se marre tout le temps, il a l’air joyeux. Mais il ne tient pas en place. Même quand on lit une histoire, alors qu’avant si.

Je vais voir ce soir, après qu’il ait repris son rythme crèche…

D’autant qu’il y a d’autres petits signes qui me rassurent pas : se cogner la tête, se tirer les cheveux, une toux ponctuelle.

Bref, besoin de soutien et d’y voir plus clair. Pédiatre demain.

Voilà, Marinette, tu vois on a toujours un sujet d’inquiétude ! Et je sais que bien d’entre vous lectrices, aimeraient avoir ces inquiétudes là…

Mais là, j’avais besoin de parler de ce week-end que j’ai trouvé franchement pourri, même si j’ai adoré câliner mon petit trésor, et de mes petits sujets d’inquiétude, peut-être rien, j’accentue tout peut-être en cette période difficile…

Bien dans sa peau

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C’est en lisant l’article de Marre d’attendre https://mdattendre.wordpress.com qui décrit si bien le quotidien avec son bébé et les petites choses que l’on vit, que l’on voit, qui nous transportent que j’ai réalisé que je ne savais pas dire. Je ne sais pas parler de lui. Pas comme j’aimerais en tout cas. Alors, là j’essaie.

Bientôt 10 mois

10 mois dans une semaine. Des mois de bonheur intense. A bientôt 10 mois, mon petit trésor est toujours, et encore, un bébé joyeux qui a beaucoup d’humour, un humour crasse parfois, car il éclate de rire quand il pète ou quand je me mouche, un bébé qui se marre quand on fait des grimaces, quand on joue sur les modulations de la voix, qui se marre tout seul quand il découvre un truc nouveau, genre cogner ensemble le canard en plastique et un couvercle ou taper des pieds dans le bain.

Et moi, je me marre aussi. Spontanément, naturellement. Je redeviens gamine et j’aime faire des trucs bêtes, simples, pour le faire rire, pour mon plaisir aussi de retrouver par lui, l’enfant en moi. Comme on oublie en vieillissant le goût du jeu.

Mon petit trésor aime aussi beaucoup observer et maintenant toucher du bout de l’index. Et ça, c’est cro mignôn ! D’ailleurs il est fasciné par mes narines (je vous laisse imaginer le tableau). Les mouvements le fascinent, les lumières, la queue du chat qu’il lui arrive d’attraper : c’est rapide ces petites bêtes-là ! A vrai dire tout l’intéresse. Mais c’est normal. C’est un bébé qui a, comme tous les bébés, tout à découvrir.

Mais la grande nouveauté, qui a débuté avec ses 9 mois, c’est la position debout. Alors, là, c’est le top, l’éclate totale : et voilà que je me mets debout sur le canapé, contre maman, dans le parc (photo) dans le lit, même avec la gigoteuse, bref, partout dès que je peux ! Et de nous faire de grand sourires de satisfaction totale et béate.

Les petites jambes encore bien souples finissent par faiblir mais se renforcent de jour en jour et sa capacité à se mouvoir, à changer de position est chaque jour décuplée. Je suis impressionnée. Je vois poindre le petit mec, sur ce petit corps encore bébé…

Pour le reste, on stagne à deux dents, et à un vocabulaire limité à « da », « ada » et surtout depuis 10 jours : « DATE ». On a des : date, date, date à tout bout de champ, avec parfois des « heu » avec une bouche en cul de poule et des « ATA ATA ATA » à répétition.

Dans sa relation aux autres, notre ostéo nous dit qu’il est bien dans sa peau, heureux de vivre, en confiance. On le pensait aussi, mais on aime bien l’entendre. Dans les faits, on voit qu’il observe les nouveaux visages, mais que souvent, il va tendre le bras, main ouverte (sa façon de dire bonjour, d’entrer en contact) et/ou sourire. Bien sûr, si la personne en face, sourit, est aimable, à un ton de voix approprié. Les bébés ne vont pas vers l’hostilité.

Côté sommeil, c’est un peu le rêve, depuis ses 8 mois (après l’épisode varicelle), il s’est mis à dormir 11 heures d’affilée. Avec le changement d’heure, on est même un peu décalé et on arrive à du 20h15 – 7h. Jusqu’à récemment, il suffisait de le coucher, de chantonner un peu et de partir pour qu’il s’endorme dans les 10 mn, seul. Mais depuis qu’il se met debout, monsieur petit trésor aime faire un peu le tour de son lit. Résultat, vers 19h45, ça gigote un peu puis ça geint de fatigue… Alors on a retrouvé nos habitudes de bébé de six mois : à s’endormir dans les bras, après encore un peu de lecture, berceuse improvisée, bercement et petits mots doux…

Finalement, rien n’est complètement acquis ni fixe. Un bébé a des phases, des étapes. A chaque fois, on s’adapte. Mais chaque jour on le comprend mieux. La fatigue s’envole aussi un peu plus, la confiance gagne, on arrive même à regarder un film en entier le soir et à avoir une soirée digne de ce nom (enfin presque). En tout cas en ce moment.

Pour les repas, petit trésor mange toujours très mixé, j’essaie les mini morceaux, de moins mixer, mais là c’est refus catégorique. Les biscuits niet. Rien de solide pour le moment. Tout doit être lisse. Mais avec seulement deux dents ça peut se comprendre. ça viendra bien un jour.  A côté de ça, il a un super appétit. M’ouvre bien grand la bouche et sait réclamer ! Je donne parfois des plats tout prêts (marque Goût, en bio, ou Hipp pur les desserts) mais je prépare le plus possible dans le babycook qui tourne quasi tous les jours. Parce que moi, je trouve ça meilleur tout simplement.

Santé ? Pas mal ! On a passé l’hiver enfin et son flot de maladies (enfin j’espère). Finalement on s’en sort bien avec (seulement) quelques rhino, 1 gastro (qui n’a dérangé que sa mère), 1 varicelle pas trop forte, 2 conjonctivites, 1 dermatose anodine. Pas d’otite, pas de bronchite que je redoutais. Il semble néanmoins avoir les yeux fragiles et il faudra peut-être consulter à Necker. Hum. Quant aux dents, elles ont poussé sans que je m’en aperçoive. Pas de cris/hurlements de douleur. Il n’en sera peut-être pas toujours ainsi, je ne cris pas victoire.

Côté goûts, mon petit trésor aime aller à la crèche, il gambade très vite, bien avant que je le quitte. On se retrouve avec plaisir le soir, même si je le vois épuisé. Il adore jouer, bouger, attraper le chat, les balades en poussette ou porte-bébé, en voiture. Il sourit quand on le prend en photo, il aime bien le téléphone de maman, il n’a jamais vu la télé (sauf quelques minutes de rugby par inadvertance), ni rien sur une tablette (sauf une fois des comptines sur youtube), il aime les livres, les manipuler et devient très attentif quand je raconte une histoire (il aime beaucoup en ce moment avril le poisson rouge, sûrement pour le ton exagéré que j’y mets et le nouveau livre les petites heures, le petit garçon a une grosse tête rousse attirante). Sinon, il est, comme tout bébé, fasciné par son reflet dans le miroir. Quand je lui enseigne « maman », « papa », « le chat », il écoute attentivement, me regarde en coin, soudain très fixe, parfois un léger sourire aux lèvres. Mais rien ne vient encore ! Coquin va !

Côté dégôuts,  il déteste être allongé sur le dos (chez le pédiatre, c’est l’horreur), il a de la voix et sait se faire comprendre, il n’aime pas non plus qu’on l’habille, surtout tout ce qui passe par la tête, il n’est pas patient quand il s’agit de l’attacher, dans la poussette, sur la chaise haute, ni quand le biberon tarde à arriver, le matin surtout. Globalement, il n’y a pas grand chose, il est très facile.

Quant à ce que je fais, ce que je suis avec lui, ce que j’enseigne, je ne sais pas si c’est bien ou moyen, je devrais lire plus de livres, pour apprendre peut-être des choses à enseigner. Je n’y connais rien finalement en bébé. C’est lui qui m’apprend tout. Souvent j’ai des hésitations sur les jouets à proposer (je copie un peu la crèche), sur les livres (ma libraire m’a dit : faites comme vous le sentez, proposez ce que vous aimez), les chansons, on y va des chansonnettes mais pas que. Il y a sûrement des choses à faire, à proposer pour lui ouvrir l’esprit et le développement. J’y vais un peu au feeling. Hier, je lui ai mis du riz dans une toute petite bouteille en plastique, il a beaucoup aimé joué des maracas avec… Les couvercles de ses petits pots béaba sont chouettes aussi, plastique doux, coloré, idéal pour taper sur la table (pardon, faire de la musique).

Voilà, ce que m’a inspiré Marre d’attendre. Je crois qu’au fond, j’aurais encore mille choses à dire et mille bonheurs à raconter. Des tas d’images sont apparues dans ma tête en écrivant ces mots. J’ai un sourire aux lèvres, le cœur gonflé de bonheur.

 Si je suis à un tournant de ma vie, professionnellement, si nous avons nos soucis, une chose est certaine, le soir, quand je retrouve mon ange, mon coeur, mon trésor, mon amour, ma vie, l’insouciance revient, la joie est là, je ne vis plus que l’instant, j’oublie tout et je savoure chaque seconde de ma vie de maman. Une vie sans loisirs d’adulte, mais je m’en fiche royalement. Je ne suis pas sortie le soir depuis peut-être un an et ça ne me manque pas. J’ai rêvé tellement, tant attendu, comme vous toutes, ce n’est pas pour maintenant passer à autre chose et retrouver des activités qui étaient les miennes auparavant. Plus tard peut-être, sûrement, ça reviendra naturellement, le moment venu. Et l’on me dira que c’est sain d’avoir aussi sa vie d’adulte. Ok, ok, mais là, je laisse ma joie de maman s’épanouir. Je profite comme on nous dit tout le temps  » ça passe si vite » !!!

Toujours des livres !

Avant d’en venir à mes nouvelles trouvailles en matière de lectures jeunesse, un merci en passant à Dame Lapin et son faire-part magnifique, à Elm, à Lily, mes petits baumes récents… Voici donc les nouveaux livres pour mon petit trésor :

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Les petites heures de Gwen Keraval m’a attirée pour les dessins qui sont magnifiques, avec un petit côté rétro, jolie ambiance colorée. Et mon bébé était assez captivé ce matin. Malgré une attention somme toute assez limitée… (éditions fleurs de ville)

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Dans un autre genre, Les Contraires est un imagier aux lignes pures. De bonnes grosses pages bien cartonnées, du relief. Je retrouve là Xavier Deneux que j’ai déjà pu apprécier. Bébé aime surtout toucher ce livre mais regarde quand même attentivement.

J’ai aussi repéré mais pas (encore) acheté :

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Honoré de la tête aux pieds, de Iris de Moüy, un livre qui fourmille de petits schématiques représentant nos vies, nos objets du quotidien.

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Et Raymond rêve de Anne Crausaz. Vraiment magnifique, plein de poésie et là, je vais pas tarder à craquer ! Il faut dire qu’on aime bien les escargots et les lapins à la maison ! Et que raymond rêve d’être une limage, un dragon ou un extra-terrestre. Et puis notre puéricultrice préférée s’appelle Raymonde, et c’était aussi le prénom de ma maman : mais je m’égare ! C’est aux éditions MeMo : super maison d’édition !)

Voilà pour aujourd’hui et pour rêver, s’éloigner des soucis un petit moment (avec un bébé dans les bras : c’est très facile)

Un peu de baume

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Un peu de baume au coeur. J’étais triste et suis encore soucieuse pour certain sujet, et en même temps pleine de doute sur mon droit à dire ici quand ça ne va pas, alors que ce blog à l’origine était dédié à mon parcours pma.

Et c’est vrai que si je suis aujourd’hui une maman comblée, si j’ai vraiment beaucoup de chance – et me le dis tous les jours – ça n’empêche pas certains moments de doutes, ni les problèmes à gérer.

Donc, en cette période un peu chahutée (mais heureusement mon petit trésor va bien), j’étais vraiment heureuse de recevoir ces mots de Petit Oeuf, de Boule de Mousse qui m’ont fait du bien, et ô merveille, un colis surprise de L. avec, entre autre, ce livre adorable « mon trésor », très jolie histoire, et une petite carte lapin avec des mots qui réconfortent…

Merci les filles, et à Fabienne aussi, qui est là, tous les jours à mes côtés, avec qui je partage tant.

 

 

 

 

Méprise

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Hier, je faisais du shopping chez H&M pour mon petit loup et, pour qui connaît, les files d’attente aux caisses sont toujours monstrueuses, surtout aux heures des repas…

Je suis dans la queue, bien gentiment comme tout le monde, quand une sorte d’hystérique déclare à la cantonade qu’il y a une femme enceinte et que ce serait bien de la laisser passer.

Je suis sur la trajectoire, elle croise mon regard, et bien sûr que ce serait bien, normal (même si j’aime pas le ton de la folle). Je m’écarte donc dans un sourire et la femme enceinte en question arrive, la quarantaine, toute douce et souriante, soufflant, un peu gênée. Elle me regarde et dit : « mais je ne suis pas la seule, allez-y ! » Une fraction de seconde je m’interroge, puis je comprends sa méprise : « non, non, moi ça y est, c’est fait ! » On rigole deux minutes sur ces fichus kilos qu’on a du mal à perdre après, surtout passé un certain âge…

Tout ça pour dire :

Que je suis encore bien grosse, que j’arrive pas à perdre ni à manger raisonnablement (normal)

Qu’heureusement je suis maman car je n’aurais pas eu le sourire du tout sinon, mais pas du tout. Et pour cause, l’anecdote m’a rappelé qu’il y a quelques années, alors que j’étais en pma, grosse aussi, déprimée, on m’avait pris pour une femme enceinte dans un magasin de vêtements. Honte, fureur, tristesse, désespoir…

Aujourd’hui, je suis loin de ça, mais je n’oublie pas. Et tant pis pour mes kilos, ils ne sont rien à côté de l’absence qu’un jour j’ai enduré et que trop d’entre vous endurent encore.

Neuf mois

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Oh non !!! Mon bel article « neuf mois » de ce matin n’a pas été publié alors que WordPress me disait que oui… Merci la technologie !
Je suis dégoûtée parce que cet article, j’ai mis du temps à l’écrire et surtout beaucoup, beaucoup, de cœur. Impossible à refaire, il y a des choses qui se font sur le vif, ensuite, ce n’est plus pareil. La spontanéité n’y est plus. Je suis triste, tout à coup, de ces mots envolés alors que ce matin j’étais tout bonheur. Il est vrai que je suis un peu à fleur de peau en ce moment et qu’il m’en faut peu pour m’exalter comme pour sombrer…
J’aimerais retrouver ces mots, la douceur des phrases, il n’était pas exceptionnel cet article, mais il était tendre, débordant d’amour. J’y évoquais les neuf mois de mon petit trésor. Neuf mois passés autant dedans que dehors… et 18 mois pour moi de pur bonheur.
Car, il y a pile neuf mois, je partais pour la maternité, pour le déclenchement programmé. Une journée qui allait être longue, sur le moment, mais qui, avec le recul, est surtout un souvenir plein d’émotion. Demain, à 00h06, mon petit trésor, mon amour, aura neuf mois. Neuf merveilleux mois de vie avec lui. Quand j’écrivais ce matin, je pensais sans arrêt au premier regard, à cette première fois, lorsque j’ai découvert son visage. Quand je l’ai vu, j’ai pleuré toutes les larmes de mon coeur, tant l’émotion était forte, avec, au creux de mes yeux humides, ces trois mots « qu’il est beau ». Et c’est vrai que je l’ai trouvé magnifique. Honnêtement, je m’attendais à une sorte de crapaud, on dit si souvent qu’ils sont pas beaux les nouveaux-nés (quelle idiotie) mais non, il était tout lisse, grand, parfait, serein, les yeux ouverts. MA MERVEILLE ! Je l’ai entendu crié, ça m’a fait tout drôle et rassurée en même temps. Même si les heures qui ont précédé ont été longues, j’aimerais revivre cette minute-là. Ce moment précis. Et à défaut, ne jamais l’oublier.
Pour l’anecdote, c’est mpm qui a donné l’heure de la naissance car les médecins qui sont censés le dire ont zappé !
On a bien failli ne pas savoir à qu’elle heure il est né !
Mais voyons, qu’y disais-je d’autre ? Ah oui, j’évoquais la chance inouïe que nous avons eue avec cette fiv, la chance que nous avons tous les jours, et mon besoin de transmettre force et courage à toutes celles qui attendent encore, pour qu’elles n’arrêtent pas le combat tant qu’il est possible. Parce qu’un enfant, avant, on sait pas trop mais on pense que c’est ce qu’il y a de plus merveilleux sur terre, mais après, on sait, et on sait que c’est bien vrai et même plus encore. Enfin je généralise peut-être mais de moins point de vue, c’est vraiment là l’essence même de notre raison de vivre.  Seulement, avec la vie qui est là, toute nouvelle, on prend aussi conscience de sa fragilité. Un rien peut vous la retirer, un accident, un fou qui croise votre route, une maladie soudaine et tout bascule. Alors sans vivre avec cette idée en tête, on serait bien bêtes, on ne vivrait plus, c’est tout de même  bon de la mettre dans un petit coin de sa tête. Histoire de relativiser les petits maux du quotidien et de savourer le bonheur qui est là, maintenant.
Quand j’évoquais cette fragilité ce matin, je pensais au crash d’avion récent, je pensais aussi à mon bébé qui change énormément ces temps-ci et entre dans une nouvelle étape de sa vie.  Dans cet article, je lui parlais directement et lui disais ce qui m’émerveille et m’effraie en même temps : les dangers à venir qu’il va falloir baliser comme on peut, du mieux que l’on peut, tout en sachant qu’on ne sera jamais parfaits, l’autonomie qu’il faut enseigner. Apprendre l’un et l’autre (et peut-être plus moi) à nous « séparer ». L’état fusionnel ne peut avoir qu’un temps. Mais aussi savoir toujours donner ce qu’il faut d’amour de tendresse, de règles, d’encouragements et d’interdits. Trouver les bons dosages, la psychologie, peaufiner sa patience, connaître ses limites et savoir en mettre…
J’ai l’impression que mon tout petit nourrisson n’est plus, et qu’à présent, il me faut commencer « l’éducation », rentrer dans le dur quoi. Avant je n’avais jamais eu à dire non, désormais je le dis plus souvent. Et ce n’est que le début. Je sais bien.
Je quitte un peu ces neuf mois avec nostalgie car tout y était douceur et facilité (outre les mini problèmes de santé/alimentation…), maintenant la maman gaga va devoir apprendre la fermeté, sans la dureté. ça me fait un peu peur. Saurais-je être à la hauteur ? On ne l’est jamais à 100% mais j’espère savoir faire…
Bon, je ne vais pas terminer cet article (pourri) sur ces « peurs », alors que j’ai fini le précédent sur des mots doux. Ces derniers mots étaient, là je m’en souviens, « Tu me donnes des ailes. Je t’aime. »
Je crois qu’ils résument bien ces 9 mois de pur bonheur.
Merci mon petit trésor. ô oui, comme je t’aime !

 

En chansons

Autant l’avouer, je ne suis pas une pro de la chansonnette, des amusettes et autres comptines bébé… Même si, à l’usage, j’ai fini par par réaliser que j’en connaissais quand même un rayon (c’est fou ce qu’on apprend petit et ce qu’on retient).

Bref, pour étendre mon répertoire, réviser mes classiques, j’ai fait de menus achats.

Le premier, Mes premières chansonnettes, c’était à sa naissance, je le trouvais très beau graphiquement et les chansons très très connues me convenaient bien (pas de CD). On s’en fait une de temps en temps, même si, lui, pour le moment, ne s’intéresse qu’aux onglets en tissu qu’il manipule de ses petits doigts de plus en plus habiles.

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Le plus récent, conseillé par ma libraire jeunesse, Mon imagier des amusettes, est un pavé cartonné, à la couverture rembourrée, les dessins à l’intérieur ont un beau style et le CD est vraiment chouette. Avec des instruments de musique, notamment accordéon, des voix d’enfants (qui fascinent mon petit trésor) et d’adultes, et à la fin une version instrumentalisée pour chanter seul. En plus, je n’en connaissais que très peu, elles sont rigolotes et faciles à retenir, font sourire/rire bébé (si on y met le ton et l’expression). Pour chaque chansonnette, les gestes à associer sont expliqués en images. Bien fichu. J’ai pris le volume 2 mais le 1 doit être pas mal aussi. Si je mets ça le matin, je peux garder toute la journée un air dans la tête… « Petit escargot porte sur son doooos, sa maisonneeeetteeeuuuu… » Hum !

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Celui du soir, Les instruments du monde, est un livre offert par Laetitia à mon petit trésor pour Noël. C’est un livre qu’il connaît donc depuis plusieurs mois et qui, en ce moment, est celui qu’on regarde le soir. A chaque double page, on appuie sur une puce qui déclenche la musique. Bébé sait très bien où appuyer mais ses petits doigts n’ont pas encore la force ou le doigté. Mais il est fasciné, je fredonne les mini-airs et il écoute attentivement. Les sons sont mélodieux. J’ai bien envie de lui agrandir sa collection avec ces autres titres

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En matière de chansons, on se fait aussi des bons classiques français, Dutronc, Nino Ferrer, Gainsbourg, on aime bien aussi Happy et d’autres titres un peu dansant. On fait avec ce qui passe à la radio ou dans ma tête… Sans oublier instants jazz ou classiques (mais c’est plus rare en ce moment).

Mais, il faut vous avouer que parfois rien ne me vient à l’esprit, surtout quand vient l’heure de dormir, quand on se met à regarder par la fenêtre (rituel). Je suis dès lors ma propre auteure/compositrice/interprète. Je rebondis sur un mot, une pensée et je brode un air et des mots doux qui riment avec plus ou moins de bonheur. Qu’importe, je vois que ça résonne juste en lui.

Je n’ai jamais été grande musicienne ni très accro à la musique, même si j’ai fait un peu de saxo. Je suis plus « visuelle » et j’aime assez le silence à vrai dire, mais là, comme ça lui plaît, et que ça me fait du bien finalement toutes ces notes de musique, je m’y mets !

Des couleurs pour nos oreilles en somme !

Toujours envie des créer

Voilà un moment que j’avais envie de partager ma découverte du magazine Flow : un magazine néerlandais qui se vend maintenant en France.
Du beau papier,
de belles images,
de jolies choses à découvrir,
des cadeaux papier : guirlande et carnet de notes,
je me suis régalée à le lire le soir par petits bouts, comme une gourmandise.
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Parmi les sujets, il y en a un sur le « phénomène 365″
Il s’agit de créer chaque jour quelque chose pour en faire un grand tout au bout d’une année. Ce peut être un dessin, une photo… Je trouve l’approche intéressante, comme un rendez-vous avec soi-même, or souvent, nous n’avons pas le temps, ou plutôt, nous ne le prenons plus.
J’aimerais bien m’y mettre, faire un petit dessin lié à mon enfant ou à ma journée, un haïku (court poème japonais) ou un etegami (carte à message). Le hic, je sais que je ne tiendrais pas la route.
Mais mon besoin de créer, de rêver, se retrouve là. Hélas, quand vient le soir, il n’y a plus grand monde au rendez-vous pour quoi que ce soit !!!
Mais c’est un début, non ? cela signifie qu’en dehors de mon rôle tant aimé de mère aimante, j’ai encore de la place pour d’autres choses, qui étaient là avant… Comme cette envie, ce besoin de créer.

Lectures détente (parce qu’il le faut bien)

En matière de loisirs, de détente, les possibilités sont vite restreintes avec bébé. Mais on trouve quand même matière à grappiller un petit plaisir par-ci par-là. Et il le faut bien. Personnellement, j’ai besoin de mes bulles d’évasion : lecture, dessin, couture, tricot ou broderie, cuisine et autres bricoles. Mais ça reste de menus moments. Des esquisses d’activité, parfois juste des envies. Pas grave, j’ai tant d’autres plaisirs par ailleurs.

La semaine dernière, mon petit trésor dormait quand je suis allée le chercher à la crèche. Comme on ne réveille pas un petit trésor qui dort (peu en temps normal), je suis repartie traîner mes guêtres chez ma libraire jeunesse. Bien sûr, j’ai  trouvé mon bonheur. Car de longue date, je suis fan de livres illustrés pour enfants et de tout ce qui a trait à l’illustration, au graphisme, au papier, alors chez elle, c’est le bonheur !

Coup de coeur pour ce livre très drôle de Marjolaine Leray paru en 2013 chez Actes Sud Junior (11,50 euros)

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C’est vraiment plein d’humour et ça fait un bien fou ! Des dessins façon dessin d’enfant, un ton décalé mais une histoire quand même jolie. Bref, je suis fan. Mon petit trésor aime les dessins. Bon, il aimerait bien manger les pages aussi…

Voici une double page intérieure que l’on peut voir sur son site. Et dans le même état d’esprit décalé, lire aussi sa version du Petit chaperon rouge. Gniark gniark ! http://marjolaineleray.com/portfolio/avril/

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Dans un autre registre, mais toujours humour humour, on m’a offert pour mon anniversaire :

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C’est amusant, parfois un peu facile, mais on se retrouve bien dans certaines situations du genre : à 19h, ton grumeau est couché et toi tu penses, »wouah c’est la fête, ma soirée commence »… Sauf qu’à 21 heures, après ton dîner avalé, tu rêves juste de pouvoir te coucher…

J’ai d’autres trouvailles à partager. Une autre fois. Je veux bien des idées aussi !