Alors ?

Alors, c’est le mot qui revient ces temps-ci  dans mon entourage. Ou encore « toujours pas? »

Alors rien, toujours pas. En effet.
Mon petit trésor reste encore au chaud dans sa piscine à 37 degrés.

Ce matin, à j-7 du terme, nous avons fait à la maternité cette visite de suivi de fin de grossesse. 
Tension (ok), analyse d’urine (ok) monitoring (ok mais a duré un heure au lieu de 30 mn car bébé n’était pas très actif et ils ont visiblement besoin de voir sa vitalité)  examen du col (aïeuuu! Toujours fermé) et écho (vu un semblant de profil mais l’essentiel est qu’il a assez de liquide amniotique).
Sa tête est en bas mais pas si bas, et si j’ai des petites contractions ce ne sont pas celles qui vont enclencher le travail.

Bref je suis bonne pour attendre.  Prochain rendez-vous le 26, jour du terme,  s’il n’arrive pas avant.

On a aussi refait mon bilan d’anesthésie qui avait disparu de mon dossier. Ce qui a beaucoup énervé mpm et c’est vrai que si je m’étais pointée pour accoucher,  le dossier aurait été vide, craignos pour la péridurale. 

Je suis rentrée soulagée de savoir que tout va bien et un peu déçue car l’attente commence à me peser. J’ai envie de rencontrer mon petit homme, arrêter de me faire des films toutes les nuits où j’imagine le moment où je vais le voir pour la première fois. Où je m’interroge sur l’accouchement,  les douleurs, et quand,  etc.
Je sais que je devrais profiter de ces derniers jours de totale liberté, je sais qu’après je serai toute à lui. Et que je rêverai peut être de ces moments de tranquillité.  Mais c’est impossible.

Les journées s’écoulent néanmoins assez sereinement,  rythmées par quelques activités. Dans le désordre : marcher un peu, lire, cuisiner, faire une sieste (matin et après – midi! ), quelques taches ménagères, colorier des mandalas (parfait pour se vider la tête), broder un peu,  causer beaucoup au téléphone, aller au yoga, rêvasser. ..

En revanche,  je déserte un peu les blogs, ma tête est ailleurs même si je pense beaucoup à certaines.
J’ai plein d’espoir pour mes girls parisiennes, je pense beaucoup à lutine et lily,  je suis ravie de garder des contacts avec nombre d’entre vous. Mais je n’arrive plus à me brancher plus que ça. ..

Je n’y pense pas trop encore mais je ne suis pas sûre de poursuivre ce blog bien longtemps. Il y était question de pma.
Y parler de problèmes d’allaitement ou autre, ça ne me semble plus le lieu.
Enfin on verra
En attendant,  il faut d’abord qu’il arrive mon trésor d’amour.  Je fais bonne figure globalement, j’apprends à rester zen, mais tant qu’il ne sera pas dans mes bras, je ne serai pas complètement tranquille. ..

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Un beau mois pour naître

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Ce que j’aime en juin, à l’approche de l’été,

Les petits matins clairs, au soleil rasant la fenêtre, et cette odeur particulière, fraîche et légère, qui m’emmène toujours sur des souvenirs de vacances. Le boulevard vit au ralenti, presque désert, les arbres dissimulent les immeubles voisins, les merles chantent comme s’ils étaient seuls au monde…

Les étals du maraîcher, gorgés de fruits de saison, fraises et maintenant cerises, pêches et nectarines, mes préférés, melons et abricots qui font leur apparition. Mais aussi asperges, petits pois, haricots verts, fèves… En dénicher de savoureux et d’abordables relève de l’exploit mais il serait dommage de s’en priver pour autant…

Les tenues légères, que l’on peut de nouveau enfiler, une petite robe, des tennis en toiles, en attendant les nus-pieds, des couleurs vives, acidulées, redécouvrir sa garde-robe estivale, « tiens, j’avais oublié ce pantalon, ah j’adore cette robe ! » (Et, particularité de cette année, découvrir dépitée, qu’on ne pourra quasiment rien remettre…)…

Les programmes qu’on ne regardera pas : le festival de Cannes, Roland Garros, et prochainement le tour de France…
Moments clés télévisuels, qui reviennent, indétrônables, comme le bêtisier et les voeux du président au nouvel an (non, ce n’est pas la même chose…)…

La fin de l’année scolaire et son effervescence. Qui nous ramène à notre propre enfance, à notre excitation à l’approche des vacances, à ces derniers jours de classe où les exercices faisaient place aux jeux, où l’on espérait bien grappiller des heures, ne plus avoirs cours…. Une période qui fait mal aussi quand on est en mal d’enfant et qu’on ne vit ça qu’à travers ses souvenirs, pas au présent avec sa progéniture…

Les rayons des librairies avec ses romans de l’été, ses montagnes de livres de poche, ses polars, ses petits cadeaux « pour trois achetés », ses cahiers de devoirs de vacances, cahiers de jeux, tests psycho, pavés que l’on croisera à chaque coin de serviette sur la plage, un Marc Lévy par-ci, un Musso par-là… Et cette frénésie qui nous prend comme chez le glacier : envie de tout. Ne savoir que choisir, faire enfin le plein de trésors. Plonger son nez dans les pages, humer l’encre et le papier, promesses de moments d’évasion…

Les magazines de l’été qui agacent avec leurs marronniers : régimes, maillots, bronzage, guides sexe (comme si on se frottaient seulement l’été…)

Les terrasses des cafés, grouillante, pleines de vie, de touristes, et aussi, hélas, souvent enfumées…

Les coins de verdure (à défaut de nature), trop rares dans la capitale, et d’autant plus appréciés, recherchés. Des jardins en fleur.

L’approche des vacances, penser valises, départ, en parler avec ses collègues, ses amis :  » tu vas où toi ? « …

Oui, le mois de juin est un mois sympa, souvent pluvieux aussi, alors que l’on attend de lui qu’il soit tout soleil et nous annonce un été radieux.

Un mois tout particulier cette année

Un beau mois pour naître

Oui, mais quel jour ?

A toi de voir mon petit trésor …