Trois mois : ô joie (mais pas que)…

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Voilà.

voilà déjà trois mois que tu es là mon petit trésor et la vie avec toi est tout simplement merveilleuse.
Chaque jour, je suis aux anges. Mais aujourd’hui, va savoir pourquoi, j’ai un coup de mou et les jolis mots que je voulais écrire ici pour raconter mon amour en ce 3e mois, ne sortent pas.

Je sais que pour celles qui attendent, celles qui ont un enfant souffrant, celles qui galèrent d’une manière ou d’une autre, ce post sera une insulte car mon enfant va bien, très bien, ma vie est vraiment chouette,
mais ici ça reste mon déversoir alors comme je vais pas bien, là à l’instant, j’ai envie de le sortir sur l’écran.

Aujourd’hui, je ne comprends pas trop ce qui m’arrive, quelle est cette mélancolie.
Je mets ça sur le compte d’un énième insomnie, sur la fatigue qui persiste, le mal de dos, le stress un peu (ben oui, s’occuper d’un enfant c’est de l’attention de tous les instants et combien de fois on se demande si on fait bien ou pas; bon, je crois que je m’en sors pas trop mal quand même).
Et puis les hormones peut-être. Je devrais d’ailleurs avoir mes règles bientôt ? J’ai un peu oublié que je suis une femme, la rééducation du périnée me gonfle, je me trouve moche et grosse, j’ai envie de m’empiffrer de Nutella (enfin plutôt du Nocciolatta : bio et bien meilleur).
Et puis, avec ce mois d’octobre qui est là, c’est aussi le mois de la crèche, avec l’adaptation dans moins de deux semaines et ça me fiche des larmes dans les yeux. Pourtant, je sais que c’est bien, qu’il sera bien, que ça me fera du bien, mais ça m’est tellement difficile… ET pourtant il n’y sera que deux jours par semaine jusqu’en décembre…
Et puis, il y aussi ce baptême que je ne voulais pas tout de suite et qu’il faut préparer alors que j’ai pas l’énergie pour et pourtant je ne veux pas d’un truc « à moitié ».
Et puis mpm, tout doucement commence à prendre sa place de papa, c’est top, mais il me faut lui laisser une place alors que je suis aux commandes depuis trois mois, c’est encore quelque chose à gérer…

Mais à part ça, ça va.

ET puis, dans le bonheur on peut avoir une part de tristesse, dans le malheur, des moments de joie. La vie et les sentiments qui nous accompagnent ne sont pas tous noirs ou blancs. On a des jours avec et des jours sans comme on dit…
Alors oui, je suis une maman comblée et vous ne pouvez imaginez comme mon coeur se gonfle de joie quand je vais sortir du lit un amour qui me sourit la bouche grande ouverte, comme je fonds quand il me parle avec ses aheu, quand ses yeux plongent dans les miens avec tant d’expression, comme je me sens bien sur cette terre, et utile, quand il s’apaise le soir contre ma poitrine, comme j’aime ses bavouses et l’odeur de son caca (enfin presque) et ses premiers rires, notamment quand on fait la balancelle, les regards qu’on s’échange dans les miroirs, les guili guili sur le ventre au moment du change, les milliards de baisers dans le cou, sur les genoux, les caresses, sa peau douche, ses gestes désordonnés qui se construisent peu à peu, ses petits pieds moites qui sentent un peu (bon allez, carrément), son duvet doux sur le crâne, la perfection de ses traits, sa bouche bien ronde et ses yeux gris bleu…
Le monde avec lui est devenu merveilleux, il m’émerveille, je me sens tellement vivante.
Que d’immenses petits bonheurs de tous les instants…

Mais il y a des petites, toutes petites ombres, qui ne sont rien du tout : de la fatigue, de la tension. ET je me rends compte que je ne dois pas m’oublier, qu’il me faut aussi me préserver pour être bien avec mon enfant. La reprise du yoga depuis la semaine dernière devrait m’aider et permettre à mon petit mari de partager un moment seul à seul avec son enfant. Car c’est aussi important.
J’ai un peu oublié l’homme, le mari, le père ces derniers temps… Il y a un peu d’ordre peut-être à remettre dans tout ça, mais je veux encore et toujours savourer la vie avec mon bébé…

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